29.03.2008
La tyrannie des maigres
C’est un constat, notre société fait moralement souffrir « ceux qui font un certain poids ». L’assaut est donné par ces magazines remplis de madones aux fessiers et aux seins de fée chargées de faire rêver les plus libidineux et de rendre jaloux tous les damnés de la taille.
Une manière d’affirmer aux corpulents qu’ils n’ont plus qu’à refuser de bien se tenir à table s’ils veulent approcher ce monde affriolant du galbe léger. Heureusement pour eux, replet ne rime pas avec frustré. Leur bout de gras est bien défendu en la matière. Plus provocante, l’agression vient de la société qui leur « fait les gros yeux ». Car après les fumeurs ce sont ceux qui ont un bon coup de fourchette qu’il faut dégraisser du paysage.
Bien entendu tout un chacun dira qu’il convient d’être raisonnable et qu’il ne faut pas dépasser les bornes, en ce domaine comme en d’autres. Puisque le doute s’instaure de plus en plus quant à la raison, certains protecteurs de nos vies, prévoient la mise en place de mesures qui n’en sont encore qu’aux balbutiements. Dans cet esprit, les mentions obligatoires vont se multiplier sur les emballages alimentaires, à l’image de ce qui fut fait pour le tabac. On rappellera régulièrement le bouloteur à l’ordre. Des instructions telles que manger trop gras, trop sucré, trop salé, etc.. seront consignées comme préjudiciables à la santé. Il en sera de même si vous décidez de grignoter ! Il y a fort à craindre que cela ne changera pas grand-chose, sauf à complexer encore plus fort, les forts. Sans compter qu’il conviendra de prévoir à court terme un accompagnement psychologique à la fois pour les grignoteurs qui voudraient arrêter et pour l’entourage qui ne pourra plus supporter la nervosité des gros en manque de gras. A y bien réfléchir cette règlementation outrancière n’est-elle pas plus nuisible que les bienfaits qu’elle souhaite véhiculer ? Certainement, car c’est la société toute entière qui sera bientôt abêtie. Les individus n’auront bientôt plus les moyens de discerner quoi que ce soit et devront se fier aux conseils, obligations et instructions qui leur seront imposés par d’autres, apparemment plus malins et détenteurs de la bonne conduite à suivre. Sûrement dans l’intérêt des organismes sociaux qui, au cours des temps, deviendront les suprêmes dominateurs d’une société en mal de vivre. Une protection sociale qui se doit de nous faire tous mourir en bonne santé pour que perdure une sécurité sociale malade !
Il est urgent de rester éveiller en vue de défendre un tant soi peu, nos libertés individuelles, tous les jours un peu plus boulotées, par tous ceux qui nous veulent du bien. L’interdiction de fumer dans les lieux publics est logique, sauf qu’elle aurait dû naître naturellement du comportement de chaque fumeur. De même, le téléphone portable utilisé sans aucune considération de voisinage, justifie l’actuelle volonté de quelques députés qui souhaitent en réduire l’usage dans ces mêmes lieux publics ainsi qu’aux piétons. C’est simplement obéir à la logique. Si l’individu est plus attaché à sa conversation téléphonique qu’à la présence de ses semblables, il faut l’empêcher de renverser d’autres piétons qui eux, ne téléphonent pas, à ce moment là…Par ailleurs, l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et collèges durant les cours est incontestablement fondée sur le respect dû à l’enseignant. Faudra-t-il prévoir un texte visant à inciter les parents à ne communiquer avec leur progéniture qu’à l’issue de chaque cours ? Les recommandations alimentaires relèvent de la même veine. Quelle tristesse que de voir de plus en plus souvent un panneau d’interdiction de manger – ou de sucer une glace - apposé sur les vitrines des magasins. Cela découle du bon sens, non ? En son lieu et place, on a souvent le sentiment, alors même que tout s’organise autour du virtuel, que seul l’écrit impose un bon ordonnancement. N’est-ce pas un peu l’esprit de cette démocratie participative qui doit prévoir les droits de tous et chacun, qui par définition ne peuvent qu’être contradictoires ?
Je me demande d’ailleurs si j’ai le droit, d’évoquer tout de go, les gros, sans risquer d’être taxer de discrimination voire de me faire rentrer dans le lard. Je dis cela sans le penser vraiment car de longue date les gros sont connus pour leur bonne nature. Ne dit - on pas d’ailleurs « un bon gros » ? C’est le signe même de la sympathie qu’ils savent dégager autour d’eux. On peut leur faire confiance, ils ne se laisseront rien imposer par la tyrannie des maigres.
18:00 Publié dans médias, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gros, maigres, obèses, regards, discriminations
27.03.2008
La personnalité des anonymes
Du constructeur de cathédrales aux tisserands, en passant par les forgerons, les bijoutiers, ou les ébénistes, la multitude des hommes « à la tache » sur le fil des siècles restent anonymes. A travers l’histoire, ils demeurent dans l’ombre, sauf pour un cercle d’initiés.
Peu d’entre eux, quelques architectes, auteurs, maîtres ou compagnons concernés par la reconstitution historique qu’est la culture d’Etat vivent une résurrection médiatique tandis que la plupart des participants au labeur ont, pour toujours, enfoui leurs cendres dans l’œuvre accomplie. Peu importe que leurs signatures soient ou non gravées sur les pierres qu’ils ont polies. Globalement, ils restent tous des anonymes qui ont fait leur temps. Ils ont agi selon leurs moyens, subi leurs rites, fait « œuvre de bien » selon qu’ils étaient talentueux, inspirés ou soucieux d’une participation à la perfection de la société.
Ces hommes d’hier qui accèdent post mortem à une certaine notoriété n’éprouvaient pas forcément, à leur époque, cette ambition de reconnaissance sociale. Leurs actions étaient principalement tournées vers un monde intellectuellement riche mais géographiquement limité. La première révolution médiatique, l’imprimerie, développée à grande échelle, est venue modifier la donne : la connaissance se répand et n’a plus de frontières. Le tout début de la révolution mondialiste et Internet aidant, modifie de nouveau la situation et accentue le phénomène de vedettariat créé par la radio et la télévision. Ce n’est plus la connaissance sans limite, mais « l’information » (dans son sens le moins neutre du terme) qui devient tout azimut. De plus, il semble bien qu’un petit groupe d’individus de par le monde veut, à tout prix, laisser trace de son passage, sans attendre la légitimation de leurs pairs. Ces gouverneurs de pensées, qui se prétendent artistes, intellectuels, philosophes, chercheurs, veulent être adulés par le plus grand nombre de leurs semblables. Rien ne semble assouvir leur soif d’être reconnus comme étant les plus grands hommes du siècle. Aveuglés par le péché d’orgueil, ils oublient leur condition précaire et leur pauvre existence, bornée par le présent.
Les anonymes d’aujourd’hui continuent leur petit bonhomme de chemin et subissent le joug de ces « stars » qui, du haut de l’affiche conduisent « la masse ». Ce sont eux, par l’entremise de lobby puissants au service du dieu Money qui décident d’habiller, de faire travailler, ou d’amuser ce bon peuple. Pour ce faire ils font feu de tout bois. Ils utilisent même les hommes du passé pour « transmettre un message » sans hésiter parfois à nous culpabiliser. Ainsi, nous nous devons de penser comme Rousseau, Voltaire ou Marx selon la météo du moment. Par ailleurs, les règles sont créées ou imposées sur « le modèle » de telle ou telle étoile de la mode, de la bêtise, de la chanson etc. Les forts en gueule, les chefs de file nous en donnent l’ordre. Bien entendu, tout cela est formulé dans notre intérêt. De plus, les hommes, dont certains dans l’ombre, qui disposent de ce pouvoir illusoire mettent en place des mécanismes sophistiqués de vérification concernant tous nos agissements. Et ce, pour que nous soyons toujours plus près de leurs bottes. Bientôt, la puce de notre unique « carte de vie » contiendra toutes informations utiles qui permettront aux dirigeants, tant sur le plan économique que politique, de connaître nos choix, nos envies, nos besoins. Un monde segmenté nous attend. Tout sera réglé, organisé et planifié par avance, non plus pour le bien des citoyens, mais pour le bonheur précaire « des unités de consommation ».
En réalité, cette spirale infernale peut prendre fin : Chacun d’entre nous a un rôle déterminant à jouer au sein des rouages sociaux. Ce sont nos gestes, nos actions quotidiennes, qui permettent la réussite des « déterministes ». C’est par notre personnalité, notre espérance et notre foi en l’existence que seront troublées les statistiques et les résultats des sondages. Les consommateurs et les électeurs demeureront des individus à part entière, s’ils ne perdent pas leur âme dans de simples imitations ou singeries montées en épingle par ceux qui se croient « les grands de ce monde ». A ce stade, une prise de conscience, un respect de soi et de son environnement immédiat, seront à l’origine d’une profonde « personnalité nouvelle» qui s’opposera à cette culture de la « dépersonnalisation » que l’on veut nous inculquer en force.
20:00 Publié dans médias, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anonyme, mode, pression sociale, bétise
25.03.2008
Il n’y a pas de fumée sans feu
Il est admis sans discussion possible que la pomme de terre, le beaujolais ou l’art puissent être qualifiés de « nouveau » sans que cela ne crée de schisme entre citoyens. C’est même ce qualificatif qui donne un goût croustillant à l’une, une robe ambrée à l’autre et nous fait trouver du génie et du charme, au cœur de l’œuvre.
La nouveauté est signe de modernisme et de jeunesse. De manière générale notre pays va de l’avant et s’inscrit dans l’air du temps. C’est un bienfait. Avec cette remarque de taille : l’accouchement se fait rarement sans douleur. La simple idée que ceci remplacera désormais cela est dans le meilleur des cas, source de contrariétés. De manière générale, la manifestation sert d’étendard au mécontentement. Pour autant l’approbation d’une innovation ne génère pas de grandes effusions. Avouons-le d’un trait, les français s’adaptent avec plus ou moins de grogne aux nouveautés proposées dans différents domaines.
Ce qui est sûr, c’est qu’Ils n’aiment pas qu’on touche aux droits. Surtout pas aux droits acquis. Ce qui est écrit est un dû auquel il ne faut jamais renoncer. Quand bien même la situation d’origine ne serait plus la même ou ne correspondrait pas à la réalité. La prime de neige est prévue par les textes. Peu importe que l’on se trouve aux Antilles. Rien ne doit modifier l’ordre établi. Affirmer que cette vocation est inscrite dans les gênes serait exagéré. Toutefois il est à remarquer que le sport de l’habitude se pratique très jeune. L’école est un creuset bien connu. La situation se poursuit au collège où il est de coutume de profiter de l’expérience des ainées pour dénommer les professeurs de tous les noms d’oiseaux en brossant leurs traits de caractères faisant des profs de mathématiques ou d’anglais, des monstres aux grands pieds. Ils étaient ainsi catalogués par les anciens, ils le resteront pour les nouveaux arrivés. « Le bizuth » des grandes écoles, ce benêt au courant de rien se doit d’apprendre aussi rapidement que possible les règles de la maison et les respecter. Au temps du service militaire, « les bleus » devaient se conformer aux usages sans venir contrarier ce qui se faisait ainsi depuis des lustres. En un mot, comme en cent, nous sommes, des conservateurs. Cela étant il convient de ne surtout pas le dire, et de ne jamais le reconnaître publiquement. Cet état de fait n’est pas sans conséquence en matière politique. Ici la situation est ambigüe. Par certains cotés, les citoyens veulent que « les choses changent » et sont prêts à faire au quotidien « la révolution » souhaitant derechef que « tout soit comme avant ».
Les citoyens sont régulièrement enclins à mettre en place aux plus hautes fonctions institutionnelles – et les dernières élections présidentielles en sont un exemple – des hommes nouveaux. Mais, attention, ceux-ci ne doivent rien faire de novateur sous peine d’être sanctionnés par les uns ou par les autres. L’impératif tient dans ce fameux dicton qui consiste à « faire du neuf avec du vieux ». La plupart des politiciens d’antan s’étaient spécialisés dans cette démarche extrêmement délicate qui consistait à pédaler pour faire concomitamment du « sur place, marche avant, marche arrière ». Certains auraient mérité, il y a quelques mois encore, de concourir parmi les plus grands prestidigitateurs. D’autres, nous faisait admettre certains changements tout en nous laissant croire que rien ne serait modifié dans l’avenir. Ce système a montré ses limites pour le temps de travail. Parallèlement, quelques dirigeants guidés par leur seule volonté de demeurer aux commandes ont préféré abdiquer. Les retraites, la sécurité sociale, la justice, l’enseignement etc… en sont les exemples les plus significatifs. Ils se sont congratulés pour laisser la situation en l’état : Les successeurs assureront la suite. A noter que les successeurs sont maintenant dans la cabine de pilotage et qu’il leur appartient de décider de manière urgente de nouvelles normes, provoquant des vagues de protestation par secteur professionnel concerné.
Pour faire obstacle aux innovations nous avons un secret que les autres nations nous envient, un petit rien qui change tout. Une dose mini, que l’on appelle aussi un soupçon, suffit à faire monter la mayonnaise sur « les conséquences dramatiques » des nouvelles mesures mises en œuvre. Le soupçon permet à lui seul de semer cette graine magique qui pousse en toute saison, le doute. Il apparait aux coins des rues, relayé par les médias qui assurent la pérennité de leurs fonds de commerce. Pour cela ils s’appuient sur la compagne du soupçon. Méchante, nourrie par la jalousie, l’ambition et la malveillance, la rumeur permet de faire accoucher la montagne d’une souris et assure parfois l’infortune du bon sens. Il est vrai que le soupçon et la rumeur obtiennent raison auprès de tous ceux qui connaissent la suite, par avance. Pour eux, « il n’y a pas de fumée, sans feu » !
19:10 Publié dans médias, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : progrès, civilisation, nouveauté, innovation, changement
18.02.2008
Qui vous savez
Aujourd’hui chacun veut savoir. Il ne s’agit pas de la connaissance ou du savoir qui ferait de chacun d’entre nous un érudit ou un esthète. La recherche du savoir en question concerne ce qui pourrait être désigné comme « la sphère d’intimité de l’autre ».
Cet autre peut-être un coupable, une victime, un voisin, un chef de service, le patron, la cousine ou le Président de la République. L ’important est d’avoir connaissance d’un événement susceptible de créer une émotion, un ressenti, une réaction sentimentale. Ce que l’on doit savoir concerne les agissements des autres face à un épisode familial par exemple. Les habitudes sociales, les revenus et les loisirs sont les faits qui présentent le plus grand intérêt. Le niveau d’instruction, les inclinaisons artistiques ou culturelles ainsi que les pratiques religieuses sont considérées de moindre importance par ceux qui s’attachent à pénétrer au cœur des autres. En résumé, il semble même que plus l’information est sociologiquement malsaine plus elle est intéressante à diffuser au plus grand nombre. On est en droit de se demander quel intérêt peut avoir pour un certain nombre d’entre nous, de savoir que Monsieur Untel est en réalité, le fils d’un autre. Et pourtant, chaque jour la chasse à l’événement croustillant bat son plein. L’information collectée fera de celui qui est en sa possession un homme libre. Il aura la liberté de la qualifier comme étonnante, incroyable, déraisonnable etc… A moins qu’il s’agisse tout simplement d’un secret dont il serait le seul détenteur, oubliant que l’événement est déjà connu de bien des tiers. Quelle est la cause cet état de fait ?
Les intéressés répondent en chœur que c’est la presse, prise dans sa globalité qui, par ses mots se repaît des maux des autres. Certes la presse joue un rôle important. Mais qui en demande toujours plus ? La situation est d’autant plus ambigüe que le demandeur d’info est un zappeur professionnel qui changera de chaîne, de radio ou de journal sans crier gare. Or , tous les grands médias obéissent à une logique économique. L’information traitée ne changera pas le cours du monde. Elle se doit simplement de retenir l’haleine de celui qui la reçoit puisque cela répond à son besoin de merveilleux, de rêve ou de saisissement. L’idéal pour le média est faire croire au caractère exclusif de son propos pour que le client ait le sentiment de détenir un secret que les autres n’auront pas à leur disposition. Une gageure contenue dans le titre qui s’étale à la une. Remarquons que pour toutes ces raisons la presse est contrainte d’exiger de ses journalistes qu’ils soient aussi des investigateurs. Dés lors, elle ne fait plus complètement son métier sans forcément en faire un autre. Connaître les raisons du divorce, de l’accident, du drame deviennent les affaires de tous et de chacun. Certes, la presse peut se voir reprocher d’amplifier l’événement, de déformer la matière, de jeter de l’huile sur la grève. Mais pour agir de la sorte, il faut que le lecteur, l’auditeur ou le téléspectateur soit consentant. Pourquoi en est-il ainsi ?
« Jules a fait la même bronchite avant de partir pour l’autre monde » m’a dit l’autre jour ma voisine - qui pourrait être la vôtre - en me parlant de cet acteur américain dont j’ignorais jusqu’au nom avant qu’elle ne m’en parle en m’énumérant les détails de sa vie. Elle possédait tout de ses derniers instants et pouvait réciter le nom de ses maitresses. C’est parce qu’elle sait tout cela qu’elle peut s’identifier à ceux qui, à ses yeux, sont les grands de ce monde qu’elle estime et qu’elle hait tout à la fois. Dans tous les cas, elle rapproche les événements entre eux et conclut à une similitude de situation. Elle vit par mimétisme, par événement interposé. Par procuration de ce qui lui est servi par la presse. Parfois elle est perdue et se voit obligée de surfer sur la donne. C’est le cas lorsqu’elle ne s’explique pas l’attitude de sa belle fille. Celle-ci peut, par certains côtés se comparer à cette star de cinéma qui a eu le cran de dire publiquement ce que l’écran cachait de son triste quotidien : Il est normal qu’elle ait laissé choir son insupportable compagnon. Par contre, son merveilleux fils méritait mieux que cette garce épousée à la va-vite. Qu’à cela ne tienne, pour être d’équerre, il suffit de prendre le parti du mari ! Et à la limite, ne trouvant pas de justification suffisante pour l’une des ses proies du jour elle dira, avec agressivité, « Tant pis pour lui » ou « c’est normal, il en avait trop » lorsqu’elle évoque les difficultés de son maire, de son Directeur etc…N’y a- t-il pas un peu de jalousie ou de méchanceté dans ce colportage incessant de l’information à l’égard des uns ou des autres ? A moins que, mécontents de leur sort ces camelots de l’information ne se réjouissent tout simplement du malheur des autres.
Il est loin le temps où ceux qui détenaient une information sur un tiers, quand bien même s’agissait-il d’une personne qu’ils ne connaissaient pas, employaient une formule elliptique dans la conversation. C’était du genre « « qui vous savez » ou ce que « vous savez ». L’interlocuteur comprenait tout de suite, à demi-mot, le sens du propos. C’était à l’époque où l’on respectait encore la vie privée.
19:30 Publié dans médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : médias, informations, scandale, presse, sarkozy, télévision

